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Présentation
Principe de vol
Evolution des ailes
Un sport à risque ?
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Le deltaplane ou aile delta est un aéronef de vol libre, à armature rigide.
C'est un appareil volant, adaptant l'aile Rogallo au concept inventé dans les
années 1890 par Otto Lilienthal.

Le principe est relativement simple : une aile en forme de delta, est autostable quand elle vole. Le pilote est allongé la tête au vent dans un harnais intégral profilé, fixé sur le squelette solide de l'aile, au point d'accrochage au milieu de la voile. Le « trapèze » avec ses deux montants et sa barre de contrôle permet au pilote par l'effort de ses bras de se décaler sur les côtés et d'avant en arrière pour déplacer le centre de gravité par rapport au centre de portance de l'aile delta ce qui engendre un léger vrillage des ailes, suffisant pour induire un virage ou une accélération.
Sur l'évolution « rigide », le pilotage est tout différent et se fait sans effort à l'aide d'ailerons intégrés à l'aile.
Quel que soit le type d'aile utilisé, conformément aux principes du vol libre, le décollage et l'atterrissage se font à pied, en portant cet aéronef léger.
Quel que soit le type d'aile utilisé, conformément aux principes du vol libre, le décollage et l'atterrissage
se font à pied, en portant cet aéronef léger. Le décollage le plus courant avec un deltaplane s'effectue depuis
un point situé en hauteur, une simple colline pouvant suffire. Certains sites sont équipés d'une rampe facilitant
cette manœuvre. Le deltaplane peut également se pratiquer en plaine, le décollage étant alors effectué grâce
à un treuil spécialement conçu.
Depuis 1970, les ailes delta ont remarquablement évolué, passant de l'aile Rogallo à l'aile rigide. Malgré le petit nombre de deltistes, il se maintient quelques constructeurs qui proposent des machines de plus en plus séduisantes. Deux types de machines coexistent depuis la fin des années 90 :
-Les machines à structures aluminium, dit deltaplane « souple », elles sont issues de l’aile Rogallo mais avec un allongement nettement supérieur (env.8), le mât a disparu et les profils aérodynamiques sont nettement plus travaillés, donc performants. (finesse 15, taux de chute 0,9m/s, vitesse max 100 km/h).
-Les machines à structures carbone, dit deltaplane « rigide », elles sont constituées de 2 poutres principales à profil en « D » pour le bord d’attaque, le bord de fuite étant construit par des lattes toujours en Carbone. Le tout est enveloppé d’une fine toile (finesse ~20, taux de chute 0,9m/s, vitesse max 120 km/h, allongement env. 11).
Les deltaplanes d’apprentissage sont de type « souple » avec une toile moins tendue, simple surface, et toujours avec un mât.
Alors que le marché d'occasion permet de s'équiper à peu de frais, la machine neuve de saison
d'un compétiteur frôle les 7000 euros pour un souple, et 13000 Euros pour un rigide.
En France, l'étude 2005 de la commission sécurité de la FFVL conclut : La statistique décès de 0.26 pour mille (0,00026) permet de confirmer que le vol libre reste bien un sport "à risques" et que le risque fatal est tout à fait comparable à celui d'autres sports "à risques" et/ou de pleine nature.
Il faut toutefois prendre ces chiffres avec prudence pour plusieurs raisons. La principale
est que les chiffres concernent toute l'activité vol libre (incluant donc le parapente), alors même que le
deltaplane est minoritaire dans cette pratique. La FFVL recense moins de 1000 licenciés en France déclarant
pratiquer le deltaplane, ce qui en fait un échantillon beaucoup trop petit pour fournir un taux au dix
millième, alors même que le nombre d'accidents fatals annuels en deltaplane fluctue entre zéro et quelques
unités. Se baser sur des chiffres d'une année uniquement n'est donc pas vraiment significatif dans ce contexte
puisque une année sans décès en deltaplane ne permettrait pas de dire que "le deltaplane n'est pas un sport à
risque".
Les compétitions au début étaient en rapport avec les piètres performances de l'appareil : meilleure finesse, ce qui permettait une émulation des divers constructeurs, ou de simple précision d'atterrissage.
Avec les ailes de plus en plus performantes, le principe repose sur la réalisation, à partir d'un décollage commun, d'un circuit défini par le survol imposé de balises. Celles-ci sont définies par des coordonnées ce qui implique une instrumentation de vol idoine ; autrefois des points repérables au sol devaient être photographiés sous un certain angle. Les parcours définis au jour le jour en fonction des conditions météorologiques par un directeur d'épreuve peuvent atteindre les 200km. Chaque pays a son championnat national, un championnat européen est organisé tous les 2 ans et un championnat du monde tous les 4 ans, réunissant les équipes nationales des pays concurrents. Plus de 100 pilotes peuvent concourir.
Il existe un classement et parfois des compétitions séparés entre la catégorie des
« souples » (le deltaplane classique) et son évolution « rigide » pour des raisons de performance
différente.

Manfred Rühmer, pilote autrichien plusieurs fois champion du monde, est recordman de distance avec 700 km couverts en 10h.
De nombreux records ont été établis en France, au travers des Alpes, notamment des vols de plus de 300 km. ( Antoine Boisselier, dans un Digne-Grenoble-Annecy-Mont blanc-Suisse ).
Les vitesses de vol lors de ces records avoisinent les 70km/h de moyenne.
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